interview pour le quotidien “vingt minutes” à propos de la déroute du PSG à Barcelone

“La grande différence entre le deuil et le deuil sportif, c’est que ce dernier n’est pas forcément éternel. « L’avantage c’est qu’au football et dans le sport la notion de temps n’existe pas, poursuit notre psychologue. Il y a sans cesse une abolition du temps avec chaque année une nouvelle saison qui commence et donc une nouvelle opportunité de réaliser ce rêve pour les supporters. Il faudra certainement qu’ils attendent la nouvelle saison pour s’en remettre totalement car le rêve sera de nouveau à leur portée. »
Des tours d’honneur contre Avranches ?

D’ici là, Paris doit se reconstruire via le championnat et les deux coupes françaises. Jean-Paul Dabedade : « S’ils gagnent à nouveau le championnat et les deux coupes, ce ne sera qu’un baume pour leur cœur car c’est quelque chose dont ils ont l’habitude. » C’est sûr qu’il sera compliqué d’enchaîner les tours d’honneur après une victoire contre Avranches, mais il faut réapprendre à gagner, à s’apprécier.”

« Ce rêve non comblé reste un nirvana à atteindre »

Pour les aider, Jean-Paul Labedade propose d’organiser des thérapies de groupe où chaque joueur prendrait la parole. « Si c’est un traumatisme ça laissera forcément des traces, explique-t-il. Mais on peut faire de ce traumatisme un atout. On peut le surmonter, il faut faire résilience sur le long terme. »

Comme pour les supporters d’ailleurs : « C’est presque un avantage pour eux de ne pas avoir réalisé ce rêve, conclut le psychologue. Car une fois qu’on atteint ce Graal, ce nirvana, on perd une source de motivation. Ce rêve non comblé reste un nirvana à atteindre. »

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